01
Le travail de tous les jours
Avant l’IA, il y a le suivi : les bâtiments, les inspections qui reviennent, les tâches, les incidents. C’est ce que le fichier Excel tient aujourd’hui.
Vos bâtiments, et qui a le droit d’y toucher
Chaque bâtiment porte ses étages, ses locaux et ses pièces jointes. L’accès est donné bâtiment par bâtiment : une personne voit les immeubles qu’on lui a confiés, et rien d’autre.
L’autorisation est inscrite sur le bâtiment, pas sur la personne — parce que « qui a eu le droit d’y toucher, et quand » fait partie de l’historique de conformité de ce bâtiment.
Les inspections reviennent d’elles-mêmes
Cinq fréquences : mensuelle, trimestrielle, semestrielle, annuelle, biennale. Il y a aussi l’inspection unique, qui ne génère rien après elle. Quand vous complétez une inspection, la suivante est créée — au nom de la personne qui vient de compléter la précédente, parce que c’est ce geste qui l’a causée.
Ce n’est pas de l’IA. C’est un calcul sur une fréquence choisie par une personne. L’application ne décide pas quand il faut inspecter.
Les tâches, et la preuve que c’est fait
Une tâche porte une échéance et un responsable. Pour la clore, la preuve doit renvoyer à une pièce jointe déjà présente sur la tâche — pas un lien vers autre chose, pas une note écrite après coup.
Une tâche due aujourd’hui compte comme en retard, partout et de la même façon, pour que le compteur et l’étiquette de la ligne ne puissent pas se contredire.
Les incidents
Un dégât d’eau, une panne, une plainte : vous l’ouvrez, vous ajoutez des notes datées à mesure, et il reste dans l’historique du bâtiment.
Un incident peut devenir un constat au registre, par le même geste humain que tout le reste. Il n’ajoute aucun chemin d’IA.
Le tableau de bord est recalculé, jamais stocké
Tâches en retard, constats ouverts, constats graves encore ouverts, inspections qui approchent, inspections dépassées, et la part des constats qui ont été clos. Pour tout votre parc ou pour un seul bâtiment, avec les mêmes chiffres.
Il n’y a ni table d’agrégats ni cache : tout est recalculé à partir des lignes, donc les chiffres ne peuvent pas s’en écarter. Et la part des constats clos n’est pas une note de conformité : elle reste vide quand il n’y a aucun constat, parce que « 0 % » sur zéro constat serait un mensonge.
02
Ce que l’IA propose
Il lit le rapport, propose des constats, et situe chacun à une page qu’il a vérifiée. Puis il s’arrête et attend.
Calorifuge endommagé — salle mécanique, sous-sol.
- Source :
- page 23 du fichier PDF
- Page vérifiée. Le constat correspond au texte de cette page.
- Gravité :
- non indiquée au rapport
RSST, section IX.I
puis
Approuvé par
Marie LalondeGestionnaire immobilier
2026-09-14 15:08 · audit #4812
Il lit le rapport au complet — PDF et .docx
Deux formats, pas plus. Un ancien fichier .doc est refusé en le nommant, avec la marche à suivre ; une photo reçoit « ceci est une image, pas un rapport ». Il lit le document en entier jusqu’à une limite, et quand il a coupé, il indique combien de pages il a lues sur le total.
Il lit d’abord la couche de texte du PDF. La reconnaissance de caractères ne sert que s’il n’y en a aucune, et seulement sur les dix premières pages. Le texte extrait n’est jamais conservé.
Chaque constat porte une page vérifiée
L’application numérote elle-même les pages avant de donner le texte au modèle. Le modèle ne peut que désigner un de ces numéros : un numéro qu’il aurait inventé ne donne rien. Ensuite, la description du constat est comparée au texte complet de la page annoncée, en donnant du poids aux mots rares du document et presque aucun à ceux qui reviennent partout.
Quatre conditions doivent être remplies en même temps : assez de vocabulaire partagé, assez de mots distincts plutôt qu’un seul mot chanceux, aucune autre page qui explique mieux, et une page qui se démarque de la moyenne du document. Sinon il n’y a pas de page du tout — la case reste vide. Jamais une approximation.
Une page de fichier, pas le numéro imprimé
La page vérifiée est la page du fichier PDF. Ce n’est pas toujours le numéro imprimé en bas de page : une page couverture et une table des matières ne sont pas numérotées, alors la page 16 du fichier peut afficher « PAGE 14 ». L’application affiche la page du fichier, et elle le dit.
Et ce que la vérification garantit, c’est que le texte de cette page rend compte du constat. Elle ne peut pas rattraper une erreur de numérotation faite en amont — c’est une autre garde, ailleurs dans l’application.
La page appartient à la proposition, pas au dossier
Vous voyez la page pendant que vous relisez la proposition. Une fois le constat approuvé, le dossier garde le constat — pas le numéro de page.
C’est voulu. Une page appartient à un document précis : le jour où un rapport corrigé remplace l’original, un numéro de page conservé pointerait dans le mauvais document.
Rien n’existe avant qu’une personne approuve
Une proposition n’est stockée nulle part : pas de table, pas de colonne, pas d’état « en attente ». La ligne au registre apparaît au moment où une personne approuve. Son existence est l’approbation.
Et il n’y a pas d’approbation en lot, volontairement : une seule requête qui approuverait six propositions produirait six décisions de conformité en un clic.
On retire une approbation, on ne l’efface pas
Un constat approuvé ne se supprime pas. Il passe à « annulé » et la ligne reste. S’il y a des travaux correctifs en cours, l’annulation est refusée plutôt que de tout emporter : annuler un constat n’annule jamais le travail de quelqu’un d’autre.
Le nom de la personne qui a approuvé est au registre d’audit, pas dans une colonne du constat. « Une personne signe » est vrai ; « le constat porte un champ approuvé-par » ne l’est pas.
Qui peut transformer une proposition en dossier
Un gestionnaire immobilier peut inscrire un constat à la main. Il ne peut pas transformer en dossier un texte rédigé par l’IA : ça demande une signature plus haute.
La voie manuelle reste ouverte justement parce qu’une personne a écrit chaque mot. C’est le texte rédigé par l’IA qui entre au dossier qui mérite une signature senior.
03
Ce qu’il refuse de faire
C’est la partie qu’un concurrent ne peut pas copier en restant honnête.
Avant d’envoyer un entrepreneur, il vous dit ce qui manque
La licence RBQ a été vérifiée au registre officiel quand l’entrepreneur a été ajouté, et vous pouvez la revérifier quand vous voulez. L’assurance, elle, est confirmée par une personne : son nom et la date restent au dossier. Il n’existe pas de registre public des assurances.
Ce que la vérification regarde : y a-t-il une police au dossier, est-elle active, son échéance est-elle dans le futur, et la juridiction correspond-elle. Elle n’appelle personne, ne lit aucun certificat, et n’évalue ni les montants ni l’étendue de la couverture.
Il prévient, il l’inscrit, et il vous laisse décider
S’il manque quelque chose, l’application vous avertit, inscrit que vous avez été averti, et vous laisse passer outre. Elle ne bloque pas.
Un seul cas est refusé au moment d’assigner : une licence de constructeur-propriétaire, qui couvre les travaux pour son propre compte et non pour autrui. La tentative refusée est elle-même inscrite au registre.
Une vérification est datée, parce qu’une licence peut changer
La date de la dernière vérification reste affichée, et c’est ce qui compte. Une licence d’entrepreneur cesse d’avoir effet dès que son titulaire se trouve dans l’une des huit situations prévues par la Loi sur le bâtiment — dont la faillite, et le non-paiement à l’échéance des droits exigibles pour le maintien de la licence. Une vérification d’il y a six mois ne dit donc rien sur aujourd’hui.
Au bout de 90 jours, l’application marque la fiche à revérifier. Elle ne l’affiche jamais comme « invalide » : elle ne sait pas ce qui a changé, elle sait seulement quand elle a regardé. Et une consultation du registre qui échoue ne change rien du tout, pas même la date — pour qu’un échec ne rafraîchisse jamais une fiche en silence.
Il cite le règlement, ou il refuse
955 sections, quatre corpus, tous québécois. Quand le corpus a le droit de porter le texte, il le cite. Quand il ne l’a pas, il donne la référence précise sans le texte : une question sur l’amiante ou les ascenseurs reçoit un extrait, une question sur la protection incendie reçoit des pointeurs.
Ce n’est pas un réglage. Le texte est retiré à l’importation des corpus qui n’ont pas le droit de le porter, donc un fichier modifié à la main ne peut pas faire entrer du texte protégé.
Quatre façons de refuser plutôt que d’inventer
Si la recherche ne trouve rien, le modèle n’est même pas appelé. S’il dit qu’il n’a pas de quoi répondre, c’est un refus — mais les sources restent affichées. S’il cite un passage qu’on ne lui a pas donné, le renvoi est supprimé et non renuméroté : deviner de quel passage il parlait serait la même invention, un étage plus bas. Et s’il nomme dans sa réponse un article qui n’a pas été trouvé, la réponse entière est jetée.
La liste des sources est construite à partir de ce que l’application a réellement trouvé, jamais à partir de ce que le modèle a écrit. Un modèle ne peut pas ajouter une source en parlant.
La réponse est en français, quelle que soit la langue de l’interface
L’interface est en français et en anglais. Les réponses du volet réglementation sont en français seulement : le corpus est du texte de loi québécois, et cette partie est volontairement figée en français.
L’extraction, elle, suit la langue du document. Un rapport en anglais donne des constats en anglais, avec leur page vérifiée — mais un constat traduit perd sa page, parce que la vérification ne traverse pas les langues.
Ce que le registre garde
Chaque changement est inscrit dans la même transaction que le changement lui-même, par un seul point de passage : si le changement est annulé, l’inscription l’est aussi. Personne n’est jamais supprimé — on désactive un compte — et c’est ce qui garde le registre lisible. Les quatre rôles peuvent le lire, y compris la direction ; ce qui limite ce qu’on y voit, c’est l’accès aux bâtiments, pas le rôle.
Le registre est en ajout seul : aucun chemin de l’application ne modifie ni ne supprime une inscription. Ce n’est pas pour autant un registre scellé par cryptographie, et ce n’est pas une chaîne inaltérable — nous ne le dirons pas.
Deux choses ne sont jamais conservées
Le texte extrait du rapport. Et les propositions de l’IA elles-mêmes : une proposition non approuvée est une phrase produite par un modèle, et le registre le plus sûr pour ça est aucun registre.
Aujourd’hui, le seul moteur d’IA implémenté est local. C’est un état de fait daté, pas une promesse d’architecture : nous ne dirons pas que vos données ne quitteront jamais votre machine, parce que le code ne le promet pas pour toujours.
Ce qui n’existe pas
Aucun courriel envoyé par l’application, d’aucune sorte. Pas d’application mobile. Pas d’importation en masse d’entrepreneurs. Pas de lecture automatique des certificats d’assurance. Pas de questions-réponses sur vos propres données : le volet réglementation porte sur le règlement québécois, pas sur votre parc. Et aucune note de conformité.
Il n’y a pas non plus de création de compte : les comptes sont créés par un administrateur de votre organisation. Cette page changera le jour où l’une de ces lignes changera.
Voyez-le sur vos propres rapports.
La démonstration se fait sur un rapport que vous connaissez déjà. Il n’y a pas de compte à créer et pas d’essai à activer : une personne vous répond et fixe un moment.